Une batterie Pytes tient en permanence un journal d’elle-même dans son BMS. La plupart des propriétaires ne voient qu’un seul chiffre, le niveau de charge sur l’écran de l’onduleur, et ce chiffre seul dit très peu de choses sur son vieillissement. Les autres valeurs sont là, sur le port console, et elles valent quelques minutes d’attention de temps en temps.
L’état de charge (SOC) : utile, mais compté plutôt que mesuré
Le BMS ne mesure pas la charge directement. Il compte les ampères-heures qui entrent et qui sortent, tient un total, puis le corrige quand la batterie atteint un point de référence clair, en général une charge complète. Entre deux charges complètes, l’estimation dérive un peu : c’est pourquoi une batterie peut afficher 30 % un soir et sembler donner plus, ou moins, que prévu.
- Si votre installation atteint rarement 100 %, la charge affichée peut se tromper de plusieurs points au bout de quelques semaines.
- Une charge complète de temps en temps, maintenue un moment en haut, permet au BMS de recaler son compteur et aux cellules de s’équilibrer.
- Un saut de 96 % à 100 % en fin de charge, c’est le BMS qui se corrige, pas une panne.
L’état de santé (SOH) : à comparer sur des mois, pas sur des jours
Le SOH est l’estimation, par le BMS, de la capacité restante par rapport à une batterie neuve. Il bouge lentement et par paliers. Un point de moins en un mois ne veut rien dire ; une baisse régulière sur un an, ou une batterie qui perd du terrain plus vite que ses voisines dans la même pile, voilà ce qui compte.
| Ce que vous voyez | Ce que cela signifie en général |
|---|---|
| SOH à 100 % pendant des mois sur une batterie récente | Normal : l’estimation ne commence à bouger qu’après un certain usage |
| Toutes les batteries d’une pile à quelques points près | Pile saine, utilisée de façon homogène |
| Une batterie 8 à 10 points sous les autres | À regarder : déséquilibre des cellules, température ou connexion |
| Une chute brutale après un changement de firmware ou de réglage | Souvent un recalcul ; suivez la tendance quelques semaines avant de vous inquiéter |
Les cycles : une mesure d’usage, pas un compte à rebours
Le compteur de cycles additionne l’énergie qui a transité : décharger l’équivalent d’une capacité complète compte pour un cycle, que cela se fasse en une nuit ou en quatre jours d’usage léger. Une batterie domestique qui fait un cycle par jour en compte environ 365 par an. C’est un chiffre normal, loin des milliers de cycles pour lesquels les cellules lithium fer phosphate sont conçues. Les cycles servent surtout à comparer deux batteries achetées en même temps, ou à juger une batterie d’occasion.
L’écart entre cellules : le premier signal
Dans chaque module Pytes, les cellules sont en série. La différence entre la tension la plus haute et la plus basse, l’écart, est le premier chiffre à bouger quand quelque chose commence à mal tourner. Au milieu de la plage de charge, les cellules lithium fer phosphate restent sur un plateau de tension très plat : quelques millivolts d’écart sont normaux. Près de la pleine charge, la courbe se redresse et l’écart s’élargit naturellement ; l’équilibrage du BMS rapproche alors les cellules.
- Un écart faible à mi-charge qui ne s’élargit qu’en tout haut : comportement normal.
- Un écart qui grandit semaine après semaine, même à mi-charge : une cellule dérive ; une longue charge complète aide souvent.
- La même cellule toujours la plus basse en fin de décharge : notez sa position et gardez-la à l’œil.
La température : le facteur discret
Les batteries lithium vieillissent plus vite quand elles ont chaud et acceptent moins de charge quand elles ont froid. Le BMS remonte plusieurs températures ; une batterie toujours plus chaude que les autres dans une pile est souvent celle qui est la moins bien ventilée. La déplacer de quelques centimètres peut faire plus que n’importe quel réglage.
Lire tout cela sans ordinateur portable
Pytes Monitor lit ces valeurs sur le port console et les affiche sur son écran, sur votre Wi-Fi et, si vous activez le Cloud gratuit, sur votre téléphone, où que vous soyez. Le Cloud garde jusqu’à trois ans d’historique, exactement ce qu’il faut pour le SOH et l’écart entre cellules : des tendances, pas des instantanés. Vous pouvez aussi recevoir un e-mail en cas de charge basse, de température élevée ou d’alarme du BMS.
Si l’une de vos batteries montre une tendance qui vous laisse perplexe, exportez la période en CSV et envoyez-la-nous : nous y jetterons un œil avec plaisir.